AU DELÀ DE LA FAIM…
On parle de tout, de nature humaine, de crime, de politique mais jamais de nous. On nous laisse crever dans ce trou sans faire couler un peu d’encre sur notre cas mais moi dans cette lettre je décide de tout te dire. J’ai atterri ici par le pire des hasards, cela faisait deux années que j’étais dans le business. Pour subvenir aux besoins de ma famille, notamment pour aider mon père avec mes sœurs. Mon père, Il a élevé cinq enfants seul car ma mère était partie faire la putain! Elle aussi je la déteste, voilà pourquoi je n’aime pas te regarder, tu as ses yeux et sa démarche. Quand elle partait ce sont les deux choses que j’ai retenu son regard vide et sa démarche rapide. On ne s’éternisera pas sur madame!
J’ai rencontré cette fille qui m’a fait perdre la tête, elle était d’une simplicité sans bornes, d’une beauté comme on en voit plus. Sophia était la douceur incarnée, une douceur presque maternelle. Oui j’y pense c’est ce qui m’a un peu effrayé. Et si comme ma mère tu partais?
La gente féminine prend toujours trop de place dans ma tête même lorsqu’en prison je fus dans l’obligation d’assouvir mes besoins, ma faim d’une toute autre manière.
Ici il y a de ces faims qui te taraudent jusqu’à l’âme, qui te fait si mal que tu piétines ta morale pour un morceau de pain. Parfois je passe deux à trois jours sans rien avaler juste avec l’objectif de donner une pause à mon cul. Bien sûr ça dépend de la personne qui te prend mais ça reste une sodomie! Ti kouto est derrière les barreaux depuis bientôt une quinzaine d’années. Il a donc entre temps appris à contrôler sa faim sexuelle et sa violence pour avoir de quoi manger. Mais Mario, dehors avait l’habitude du luxe. La faim ça l’étonne, c’est mortelle. Il baise, pénètre, se déhanche avec la force de sa faim.
Un jour qu’une bienveillante dame sortie de je ne sais où m’a apporté de la nourriture. N’oublions pas que j’ai grandi dans une famille ou manger était un luxe, une occasion rêvée. Quand cette douleur me prenais au bas ventre exactement dans le nombril pour me monter à l’estomac je me sentais mourir. Ces souvenirs me motivaient à partager mes goûtés. Un bol rempli de riz et de viande, ça sentait bon. C’était comme un dimanche chez moi. Puis est apparu Mario dans toute la splendeur de sa faim pas seulement sa faim de nourriture, dans ses expressions je pouvais voir que mes efforts pour reposer mon cul étaient vains. Cette fois, il me baisa avec plus de force que d’habitude comme pour me dire que moi j’ai pas le droit d’avoir faim autant que lui. Je n’avais pas le droit de parler, je subissais la faim, la pénétration anal car les hommes dans une prison on sexuellement faim aussi!
Ma misère était d’autant plus grande qu’on m’a dit que la nourriture ce jour la venait de ma mère, nombre de choses qui me sont passées par la tête. Cette dame sait elle que pour apaiser ma faim je savais me mettre du sel sous la langue? J’ai commencé à fumer de la marihuana parce que j’avais besoin de m’assurer au moins un repas par jour. C’était chez une fille avec laquelle je couchais de temps à autre. Il y avait tous les jours un rassemblement sous sa tente, elle faisait immanquablement des spaghettis, du jus en poudre pour les personnes qui fument. On a faim après avoir fumé! Mais moi vu que j’avais toujours faim avant je fumais plus par politesse et besoin que par intime conviction.
Je t’écris cette lettre avec l’infini bonheur de ne plus avoir faim, aussi l’immense satisfaction de ne plus vivre autre départ parce qu’a ta dernière visite tu m’as regardé comme ma mère, mais toi au moins tu m’as parlé. Je t’ai aimé, si j’ai pu supporter dans cette prison c’est parce que je te savais libre et amoureuse. Ce regard était ton dernier, et ta voix m’annonçant ton mariage. Je n’ai pas vu ta démarche je préfère rester avec celle de ma mère mais j’ai toujours su que tu partirais. Je t’ai parlé de Mario, je lui ai donné la partie de baise de sa vie en échange de poison. Il n’a pas posé de question, il lui suffit d’avoir du plaisir et de quoi manger. Moi il me suffisait de t’avoir, ma dernière lettre. Quand tu auras reçu cette lettre je serai déjà enterré!

SENS UNIQUE…

Te rappelles-tu de notre chanson? La première, celle ou il y a les paroles; <<on s’est aimé à cause, à cause des malgrés et de tous ces grands rêves que nous avions battis>> Des rêves, on en avait plein mais qu’une vie pour les vivre. Que ne donnerais je pour demander à Dieu de prolonger la tienne afin que tu puisses vivre celle que tu m’as offert au milieu de tant de promesses bafouées!
C’était un mardi, tu es rentré saoul. C’est devenu une habitude, depuis un certain temps d’ailleurs. Tu t’es glissé sur ce lit que je ne partage plus depuis notre dernière dispute. Je n’en peux plus, mais voilà tu as raison je suis encore là, tu ne me retiens pas mais je suis là. Accrochée à ton ombre comme si ma vie en dépendait. Ce soir la j’ai su que c’était fini, que ce serait la dernière, mais je me suis trompée, sans ton aide cette fois! Ce jour là tu venais de chez Rosie, la dame du quartier qui a établi une entreprise ailleurs. Quand elle me voit, il y a dans ses yeux cet air triste que je fais semblant de ne pas voir. Elle ne sait pas que je sais que tu vas dans son bar à pute tous les jours, mater ses filles bon marché et sa bière! Va voir quelle cochonnerie tu lui racontes quand elle te suce, qui me vaut ce regard de chienne battue.
Au tout début c’est bien, c’est beau, c’est rose, rien a reprocher, une chanson de Joe qui est devenu mon quotidien. Pour être honnête, nôtre début à nous n’a pas duré, j’étais trop amoureuse pour voir le déluge sous tes promesses farfelues. Sur cette vie pleine de perfection que tu me promettais. Dans la vie, il faut toujours un peu de merde pour savoir s’en sortir. Tu m’as donné le meilleur de toi à notre début. Tu as su garder le pire pour les trois années et moi comme une idiote j’ai pris le meilleur, je n’ai pas cherché le reste. Je te croiyais parfait. Quelle conne j’étais et combien amoureuse je fus pour ne pas t’avoir percé à jour moi qui suis si perspicace d’habitude! L’amour rend t’il aveugle à ce point ou étais-je aussi désespérée?
Te souviens tu de ce jour ou on a été dîner chez ta mère? Non, pas celui ou tu m’as laissé en plan pour partir chez la voisine. Je parle de celui ou tu as eu l’audace d’amener ta dernière pute en date. Tu nous avais sorti l’histoire de la fille errante. Combien j’ai eu pitié de moi a cet instant ou j’ai du jouer le jeu pour sauver la face. Mais tu sais j’ai eu ma dose quand en pleine conversation tu m’as demandé de l’héberger chez nous. Comment as-tu osé? Tu me croiyais naïve a ce point ? J’avais compris que tu voulais profiter de la présence des autres pour m’imposer ta “protégée” mais je ne suis pas dupe. Je t’aimais c’est tout! De toute façon, elle n’est pas restée bien longtemps la pauvre.
Suite à ma fausse couche, je pensais te haïr. Cet enfant aurait été ma résurrection, celle de notre couple peut-être. Sans cette bonne psychologue Sophia la dépression m’aurait fait crever. Lors d’une séance de thérapie, elle m’a demandé est-ce que je n’ai jamais pensé à me tuer. Moi être suicidaire!? Comment? Le suicide c’est l’espoir pour ceux qui n’en ont plus d’autres. Je ne peux me permettre aucune forme d’espoir avec toi, sans être déçue. Je sais que je t’aurais emmener même dans la tombe. Je n’ai fait que t’aimer!
Je te parle pour te dire que je plie bagage, il fallait que je te le dise. Je te pardonne mais surtout je me pardonne de t’avoir subis pendant ces trois longues années. À force de pleurs et de frustration, je n’ai pas vu le temps passer. Trop occupé à t’aimer pour me donner un peu de respect et d’amour. Ta tolérante de mère consolera tes maîtresses, n’aies pas d’inquiétude! Après m’avoir battue, tu n’aurais pas du me laisser te nourrir. C’est la fois de trop. Tu abuses, maintenant je vais bien, je suis libre.
EFFRAYANT VIDE…
Je suis Sophia Deshommes, psychologue de métier, je garde mon âge pour moi car je reste persuadée que ça ne veut rien dire. Je suis née dans une famille vodouisante, avec des sœurs mambo cependant j’ai très tôt pris un recule par rapport a toute religion et leurs dogmes. A l’école classique comme a la fac mes amis ont toujours voulu me ressembler. L’un pour ma force de caractère, l’autre pour mon courage et ma joie de vivre. Je suis une battante, une femme forte!
Après mes études en psychologie j’ai eu du mal à débuter, ce n’est pas facile de voir les gens venir vous confier leurs vies. Mes premier cas furent d’énormes chocs. Entre la théorie et la pratique, il y a un marge mais je ne me suis jamais attendue à autant de cruauté! Quand j’ai vu ce jeune homme débarqué dans mon petit bureau au coin de la rue, j’ai failli avoir une crise de panique, il était en loque, le visage baigné de larmes, dans ses yeux on pouvait lire le désespoir. J’ai tout de suite su qu’il n’allait pas pouvoir payer, mais ma conscience me disais qu’un seul client ne pouvait me changer le bureau et l’ameublement. Je l’ai d’abord laissé pleurer tout son saoul, combien de fois ai-je soulagé le poid des autres juste avec un sourire et des phrases apaisantes! Il avait les joues en feu ainsi que les yeux gonflés, suite aux larmes? Aux coups?
Il m’a regardé droit dans les yeux, j’ai vu cette flamme, de la misère je n’ai rien dit.
Calme, il commence: J’habite le quartier, a deux ou trois maisons de votre bureau, je ne pourrais pas vous payer, je n’ai pas besoin de conseil non plus j’ai juste besoin d’une écoute donc pas vraiment la peine de jouer les psychologues avec moi, non! Ne parlez pas écoutez moi. Je suis fils unique, mon père est mort au bout de deux années de mariage avec ma mère, je n’étais pas encore né, ma mère était orpheline et pratiquement sans famille donc elle a du se trouver un petit boulot dans un bar. Avec trois mois de grossesse, c’était déjà difficile de trouver quelque chose donc elle a sauté sur l’occasion. Le manager du bar a pincé pour elle, il a accepté sa grossesse par amour. Ils se sont installés ensemble et je suis né dans les bonnes grâces de monsieur François, trêve je vous épargne les détails! En grandissant j’ai vu les choses se changés entre mon père et ma mère, n’ayez pas l’air étonné, je l’appelais papa. Quel enfant n’aurait pas fait pareil pour un peu d’affection? Ma mère me délaissait un peu, car je ressemblais trop a mon père biologique. En plus, les bribes de conversation que je pouvais saisir entre eux tournaient toujours autour de ce problème. Cela créait plus de problème entre eux mais j’apprenais à survivre. J’ai découvert que monsieur battait ma mère, j’ai gardé le silence, c’est des histoires d’adultes me suis-je dit. Parfois il ne rentrait pas à la maison, d’autres fois il rentrait saoul, baisait ma mère comme une chienne avant de s’endormir. Après je pouvais entendre les pleurs de ma mère, rarement elle suppliait mon père de la prendre avec lui. Au départ je me suis dit qu’elle ne m’aimait pas puisqu’elle voulait me laisser seul dans ce monde hostile. Vous savez sans doute ce que c’est de tout ramener a sa petite personne, mais avec le temps et les coups, j’ai compris que sa douleur était plus grande que son amour, et qu’elle m’aimait a sa manière. Car si elle est restée c’était pour assurer mon éducation et le pain quotidien. J’ai commencé à avoir de mauvaises notes à l’école. Ce qui à amener mon beau père à me frapper aussi. Je me mis à boire et à fumer du cannabis, histoire de diminuer le stress. Je n’avais pas d’amis!
Ne parlez pas madame, vos conseils gardez les, je n’en veux pas écoutez moi.
Un jour monsieur est rentré très tard et saoul comme d’habitude, ma mère était partie à l’église dans une de ses ultimes veilles de nuit. J’ai donc payé les frais de son abus d’alcool, il m’a violé. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps et me suis promis de tout déballer a ma mère des son retour. Sur cette pensée, la fatigue et les larmes m’ont aidé à dormir. Monsieur est parti au travail très tôt le lendemain, comme si de rien était. Quand ma mère est revenue, elle avait une mine défaite, un regard rempli de tristesse, une attitude de vaincue. Très souvent je fus tenter de lui demander a quoi lui servait son Dieu et ses nuits blanches à l’église, mais vous savez quoi? Elle avait son lot de cicatrices donc j’ai tout gardé pour moi, de mes remarques jusqu’au viol. Ça a continué, parfois il le faisait saoul, d’autres fois sobre mais à tout les coups je gardais le silence. Pas de remarques madame! Je suis sans le vouloir devenu un complice. Ma mère est à l’hôpital depuis maintenant trois jours suite aux coups qu’elle a reçu la dernière fois. Elle m’avait interdit de porter plainte pour agression, ce que je doute que j’aurais fait d’ailleurs pas par lâcheté rassurez-vous, mais je n’ai aucune confiance en la justice quand je vois son fonctionnement. Ma mère sort de l’hôpital cet après midi, c’est à moi d’aller la chercher. Pourquoi je suis dans cet état? Mais surtout pourquoi maintenant? J’en ai ras le bol, un trop plein d’émotions encaissées, je n’ai pas d’amis c’est pourquoi je suis venu vers vous, j’avais besoin d’être écouter. Ne vous inquiétez surtout pas, je vais bien et tout ira bien. Ces derniers temps, je me sens en paix avec moi même, la nuit dernière j’ai eu une grande conversation avec mon père biologique, après avoir été sodomiser par monsieur l’alcoolique, j’ai pleuré en invoquant mon père, en demandant son aide et dans un rêve il m’est apparu aussi beau que dans son vivant. Bien sûr ma mère m’a gardé une photo de lui que je garde toujours avec moi, tenez, regardez. Vous voyez bien la ressemblance. On a eu une longue discussion, j’ai mieux compris certaines choses, par exemple que c’était à moi de protéger ma mère et de prendre soin d’elle, que je ne suis pas responsable de tout ce qui nous arrive, que je peux soit subir soit me révolter. J’ai donc décidé de me révolter, on va commencer une nouvelle vie, une vie très différente de la première. Je vais partir maintenant, je suis désolé je ne peux pas rester il est l’heure d’aller chercher ma mère et de commencer cette nouvelle vie dont je vous parlais.
Sans me donner le temps de placer un mot, il avait disparu dans la nature. Comme quelqu’un qui n’avait jamais existé. J’ai eu d’autres cas avant lui mais jamais avec autant de douleurs, autant de tragique. Comment ai-je pu louper autant de souffrance à deux pas de moi? Il a parlé de cette nouvelle vie avec tellement de ferveur j’espère pour eux que ça marchera. Je n’ai pas eu de ses nouvelles depuis, je ne savais pas non plus dans quelle maison il vivait exactement, je n’étais pas dans le quartier depuis assez longtemps pour demander après lui en plus de tout ça je n’avais aucun nom. Je n’ai que son histoire, une bien triste histoire parmi tant d’autre. En tant que psychologue j’avais l’habitude avec chacun son lot d’émotions.
Trois jours après des policiers ont envahi le quartier, un incessant tohu-bohu, ils cherchaient un dénommé André. Dans un bidon ville aussi mal famé qu’ici, j’ai fini par avoir l’habitude après cinp mois que je suis établie ici. J’ai entendu des coups pas très discrets a la porte de mon bureau, j’ai demandé qui c’était, le temps d’avoir une réponse j’ai vu deux hommes en uniforme de police. Je les ai poliment salués et demander comment je pouvais leur venir en aide, celui avec la mine moins dur me lâcha sans ménagement.
« On cherche Andre, Andre Sanon. Un garçon de 17 ans qui vivait dans la maison d’à côté avec son beau-père et sa mère, les gens du quartier l’ont vu sortir d’ici pour la dernière fois. Il a assassiné son beau-père! »
JennLouve♍️PwaPlim✍🏿
20/10/19 01h28am

VOLCAN 🌋
Je serai bref, je serai aussi directe qu’a été mon amour, aussi intense qu’a été ton mépris. Il m’a fallut du temps pour comprendre tu sais? Toujours ce temps qui apparaît partout et pour tous! N’as tu donc pas cet organe qu’est le cœur? Ne me regarde pas ainsi, je divague mais puis-je dire que c’est par amour pour toi?
Mon nom est Sophia, j’ai 25ans, je suis étudiante en gestion des ressources humaines, j’ai une fille âgée de 2ans que j’ai adoptée avec ma femme Alexa, on est ensemble depuis cinq années et bien sûr je l’aime éperdument!
Dans mon adolescence je me suis toujours sentie différente, mes amies avaient des petits amis, des moments de loisirs mais moi jamais! J’étais plus portée sur mes études. Perdre mon père et ma mère suite a un accident de voiture m’avait endurci, ils auraient pu vivre cependant, faute de soin et d’argent ils sont passés de vie à trépas. Ma mère est morte dans mes bras. J’ai du aller vivre chez une tante, bien sur c’était pas les meilleurs traitements mais j’étais motivée, déterminée à devenir médecin!
Deux ans après la mort de mes parents j’ai rencontré une fille, elle était belle, intelligente, soignée, j’étais éblouie par sa force de caractère. Elle était l’icône même de la femme forte. J’étais tombé amoureuse pour la première fois mais je me suis contenté d’être sa meilleure amie. J’en ai souffert car elle me racontait ses déboires, j’étais jalouse de ces copains. Quand elle souffrait après une rupture ça me touchait, je sentais mon cœur explosé de rage et de peine, je me disais que j’aurais pu mieux l’aimer au lieu de ces batards sans égard pour elle. L’histoire de ses fresques amoureuse me tuait à l’intérieur. Toujours ces hommes qui la brisait, elle avait le talent de les choisir eux. Entre temps pour me passer d’elle j’ai eu des petites copines, des histoires sans lendemain et d’autres pleines de passion, d’amour. Tarah, elle était ma lune, je l’ai aimée avec toute la force de mes 17 ans. Au bout de quelques temps elle est partie avec un homme, partie avec moi en elle. Il faut vous dire que ma meilleure amie n’a jamais raté une occasion de me présenter à des garçons surtout après mes ruptures mais toujours aucun intérêt. Plein d’homme me tournait autour, d’ailleurs je suis belle comme tout cependant 25ans après ils ne m’intéressaient toujours pas.
Suite a une énorme dispute je me suis séparée d’Alexa, ça faisait déjà un mois et je ne me suis toujours pas remise, on avait la garde partager de notre enfant. Je l’avais pendant les week-ends et elle la semaine. C’était un vendredi, ce jour là j’étais pas dans mon assiette. Je le suis rarement d’ailleurs depuis la rupture. La mine déconfite mais surtout l’esprit en désordre. Un ami est passé me prendre, il partait a une fête, au départ j’ai dit non, car je ne me sentais pas d’humeur fêtarde encore moins sociable mais on ne dit pas non a cet ami la, je me dis en te regardant qu’on ne dit pas non a la vie qui attendait notre rencontre pour m’exposer ce qu’est l’amour en plein visage, on ne dit tout simplement pas non!
On nous a présenté, au départ j’étais un peu réticente car j’en avais marre des présentations et par manque d’intérêt. On s’est parlé et bizarrement je me suis sentie bien comme jamais dans pareille situation, j’ai aussitôt apprécié ton caractère doux. On a passé la soirée à discuter de tout et de rien. Ensuite, on a développé une forme d’amitié, je savais que je te plaisais, je m’étonnais que ça puisse être partagé. Je me creusais les méninges, me questionnais face à l’absurdité de ma situation. Mes amies ne pouvaient pas comprendre comme je ne pouvais le faire moi même. Je t’ai aimé avec la force de ton mépris, non tu ne faisais pas exprès mais les femmes comme moi, elles sont exclusives, spontanées, possessives, présentes alors que toi tu étais libertin, évasif, réservé, vague. Trop de divergences dans nos sentiments, des différences qui petit a petit me tuait. Chaque femme que tu prenais amplifiait mon amour pour toi ainsi que ma douleur. C’est comme si je t’aimais a leur place. Tu aimes trop la femme pour n’en aimer qu’une dis-tu. Je ne saurais t’expliquer l’ampleur de ma douleur face à ce que je ressens pour toi, face a la personne que tu es, un player? Je t’aime assez pour t’épargner les merdes de ma vie, insensée , sans importance en faite, tu es mon salut! Dois-je entamer une relation amoureuse avec toi en dépit de nos différences? Pourais-je t’oublier avec le temps? Et ton regard qui hantes mes nuits?
Je n’ai pas arrêté de te voir dans mes rêves, pourtant combien de fois t’ai-je tuer dans mes douleurs et mon amour. J’ai 25ans et pour la première fois de ma vie j’aime un homme et voilà le mal que ça m’apporte!
JennLouve♍️PwaPlim✍🏿
07/10/2019 08h32pm

ANT LAKAY AK DIFERANS…
Tande non, mwen toujou eseye sispann renmen’w wi men chak fwa lanjelis tonbe se toujou souri’w ki sèvi’m limyè pou’m kontinye sou wout la. Pafwa mwen konn dekouraje, mwen konn di aaahh pou fòs moun ki pa rive ki mele lanati epi baw mwen sonje jou sila, jou mwen ak ou te rive konekte anfas lavi ak lanmò pou’n di chèn lespwa ap vanse. Mwen se yon pa kyè jan moun yo di, mwen pa trennen ankenn bagay pase ak mwen men hmmm men koumè fwa sa se te youn ki te twòp pou do’m, yon kou ki te twòp pou kò’m ak konsyans mwen pote! Mwen te rankontre manman’m anba kafe nan yon konbit ki tap fèt kay tonton Masèl, nan kilti blan yo mwen se yon timoun adopte men pa bò isit lakay mwen, yo te jwenn mwen anba mache sou yon pil fatra sa vle di mwen pat konnen fanmi’m. Poum byen diw se te yon bon ledikasyon, mwen te toujou konn premye lekol ki vle di paran yo te fyè de mwen pase kèk lòt timoun nan kay la, fòm diw sa te konn pote jalouzi nan kay la. Ou konnen nou pa ti bondye zanmi’m kidonk lèm fè yon bagay mwen pat sipoze ti lèzanj nan lakou a te konn di “timoun yo jwenn, ou pa menm pitit madanm nan menm wap pran pòz fòw, se sak fè manman’w te lagew sou fatra wi li te konn saw tap soti » nan bouche mwen se jalouzi ki pouse yo dil men nan lespri’m se petèt verite. Men pitit sòyèt mwen ye kotem ka pèmèt mwen pran sa yo poum ap di mwen gen pwoblèm sikoloji poum pa ta pase lekòl? Bon se sa ki te bousòl mwen! Timoun madanm nan vin ap maltrete’m nan kay la men mwen femen de je’m sou sa, mwen fè sanwont epi’m fè tankou’m pa wè paske kout ke kout fòk mwen soti yon doktè. Pafwa madanm nan konn ap pale lap di “Bon janl vle vin doktè sa fòk nou degage nou peye inivèsite pou li wi paske li travay byen lekòl, epi mesye a reponn « bon Marjorie ou trouverons nous l’argent pour elle et nos filles hein?, ti moso lekòl la deja sifi pou tifi a wi fòw pa janm bliye se pa nan zantray ou li soti tande se lot medam yo ki paw! » pafwa pou banm kouray mwen konn ap fose kwè mesye a gen rezon sou kèk pwen, lòt fwa tou mwen konn kriye paske hmmm lè se timoun yo ki dil li sipòtab men lè se paran yo se toujou yon kout kouto, mwen gen anpil bagay map trennen dèyèm ki rete nan tèt mwen m’paka diw wi fanmi men mhm!
Epi yon bon jou nan vakans, m tande twòp atò mwen deside al nan konbit kay tonton Masèl, mwen tap chache fwi kay la pou yon bann rezon, ale nan konbit la te rapòte kichòy tou pou kay la, yo ban nou manje, ak yon ti monnen chak samedi. Mwen vin rankontre yon fi yon vandredi, yon sèl kou mwen te renmen’l antanke yon moun, apresa li vin ap di kijan timoun chire fèy lavi moun, kijan yon timoun kraze rèv moun, kijan sal te pouse a detwi demen’l jiskaske nan tèt mwen m’vin idantifyel kòm yon menm bagay ak fi ki te jete’m nan epi apre yon ti tan lavi montre’m se li menm menm,m pa bezwen diw kijan sa rache kèm chéri a, yon sèl kou mwen rayi diskou’l, mwen rayi tèt mwen! A fòs map rayi l map renmen lekòl, map renmen moun ki te ranmase’m yo, depi nan segonn map prepare fakilte medesin nan leta kidonk mwen pa bezwen di nou kijan pawòl anba bouch fi a te motive’m, pa yon fwa mwen te di banm al chache konprann li ni konnen’l paske pou mwen se yon vye moun. Lèm rive nan reto mwen kontinye ap travay di, mari fi ki te ranmase’m nan vyole’m yon fwa ankò, sa te vin yon abitid men fwa sa pat tankou lòt yo, li pat sèlman sou, premye pitit li pat pase pou bakaloreye alòske’m te loreya kidonk nap konprann se anndan’m tou fistrasyon te pase, se kòm ki te peye tou dèt yo wa ta di se te kontra’m ak lavi poum soufri, li pranm devan kou dèyè jou sa, mwen pat menm ret dlo nan kòm poum kriye paske’m te santi’m fini. Mwen vin rankontre yon ti jènnòm nou pat janm al nan afè paske malgré m se timoun yo jwenn santiman’m te bloke, mwen te twomatize nan koze sèks, men mwen tonbe damou’l ti doudou, li sete sèl sous lanmou’m sou latè, mwen dil mwen gwòs,m potko menm dil se pou misye ki ak fi ki te pran’m sou fatra li kite’m san gade dèyè. Se lè sa mwen tanmen konprann manman’m ki tap di kijan yon timoun ka yon devyan, yon lawon, yon pwa nan lavi epoutan koumè Lòvly, epoutan pitan’m cheri mwen te konn eseye sispann renmen’w wi men chak fwa lanjelis tonbe se toujou souri’w ki sèvi’m limyè pou’m kontinye sou wout la. Pafwa mwen konn dekouraje, mwen konn di aaahh pou fòs moun ki pa rive ki mele lanati epi mwen sonje jou sila, jou vandredi mwen ak ou te rive konekte anfas lavi ak lanmò pou’n di chèn lespwa ap vanse, tout mal lavi fèm tounen lanmou poum renmen’w, pou’m pa janm vin pou wou sa sosyete a te ye pou mwen!
JennLouve♍️PwaPlim✍🏿
26/09/19 00h30Pm

INFANTICIDE…
Et pourtant elle était belle dans cette colère meurtrière, une chose que je ne suis pas censé dire mais elle avait la carrure de sa mère, elle ne pouvait ressembler a aucun père car elle n’en avait pas, oui elle avait les rondeurs maternelle cependant elle, elle était intelligente jamais je ne pense qu’elle serait ni qu’elle puisse être la pute qu’à été sa mère. Discutons en, ce fût une vendeuse de charme extraordinaire avec une tactique bien a elle d’embrasser l’honneur et surtout la virilité douteuse de sa clientèle, et sa fille elle l’a raté avec délicatesse.
Prête-moi ta plume, prête-moi ta vie, la mienne m’est trop lourde ces temps ci, je suis la fille de ma mère, on va me nommer Sophia, je suis passablement belle avec des rondeurs aussi répétées que ceux de ma mère, j’ai fait des études ou mieux j’aurais voulu en faire sans doute que je les ai faits dans ma tête ou dans ce lit ou je me faisais violer presque tous les soirs par les clients de ma mère, ceux qui payaient moins chers. Ma mère je la hais aussi fort que j’ai pu ressentir la douleur de ces penis en moi. J’ai mal, je pleure, je traîne à l’intérieur de moi. M’exprimer? Je n’en pouvais plus alors je suis partie voir ma mère pour lui dire de parler à ses hommes, c’était elle la pute pas moi! Elle m’a dit sans vraiment m’écouter qu’il fallait que l’on paie le loyer, l’électricité, et tout le fonctionnement a la maison n’était pas gratuite, il lui fallait garder sa ligne, préserver sa jeunesse, et qu’avec le temps son corps ne lui permettait plus de se taper tout le boulot, il était tard donc d’un air naturel elle parti vaquer a ses occupations trop nombreuses pour perdre son temps avec moi disait elle.
Un soir après la fac, j’étais épuisée, mon corps se révoltait, mon cerveau ne répondait plus, je dois préciser que je tombai enceinte. De qui? Je ne sais plus, quoi faire? Je ne savais pas. A qui le dire? Aucune idée bref je disais que fatiguée indistinctement dans chaque membre de mon corps je me suis allongée et brusquement un corps est venu se frotter au mien, combien de fois cette nuit ai-je prié Dieu pour qu’il n’y ait personne, ai-je supplié de m’épargner ce supplice rien que ce soir, quelle quantité de larmes ai-je versé pour un peu de repos, j’ai prié, supplié, quémandé mais rien n’y fait. Il m’a pris partout, m’a frappé, il aimait ça lui, voir les femmes souffrir, pleurer, a ses pieds, il me traitait de salope, de pute, fille de ma mère. Je me promis que ce serait la dernière fois, entre ma vie et celle de ma mère j’avais le choix me disais-je. Le lendemain, un bain et je suis aller voir mère pour lui dire que je ne pouvais plus continuer, s’était pas une vie pour moi, elle m’a roué de coups-de-poings, de coups de pieds, tout ce qui lui passait par la main me tombait dessus, ce jour la je ne pleurai pas, je reçu ses coups avec autant d’amour que de haine, ma mère a cet instant je l’aimai de toute ma folie, de toute mes douleurs, je l’aimai avec chaque doigt, chaque penis qui m’a pénétré, je l’aimai avec l’absence et le vide de ce père que je n’ai jamais connu, j’ai entendu dire que c’était un des clients de maman. J’ai aimé ma mère avec l’amour que j’aurais pû donné a cet enfant que je portais qui n’est pas née, je le lui ai dit! Quand elle a arrêté de me battre. Je suis rentrée, j’ai fait ma valise, je lui ai dis que je l’aimais a la place de ce mari qu’elle n’a pas eu, a la place de cette vie qu’elle a du mener pour m’élever, j’ai dit “mère je t’aime avec ma responsabilité d’être née de toi et pour toutes les fois ou tu m’as tuée d’une manière ou d’une autre” elle pleura, pour la première fois elle pleura!
Mes affaires en main, tranquillement je m’en allais, le cœur léger car je savais que jamais plus un homme ne me prendra sous ce toit, à quelques mètres de chez ma mère, à quelques mètres de cette maison qui m’a vu naître, qui m’a vu sourire, pleurer, grandir, faire la pute, me révolter, cette maison dans laquelle je me découvris fardeau pour ma mère, les yeux fixés sur la porte, sur cet embryon issue d’un viol, sur ma haine douloureuse je me jetai sous une voiture, 10 secondes après les gens disaient: « lap mouri, podyab, rele manmanl, se pa pitit Anette la, rele anbilans, woy se lik fouye tèt li anba machine nan wi mezanmi bondye pap padonel bagay sa »
J’ai eu le temps de me dire, une nuit j’ai arrêté de croire en Dieu, je ne lui pardonne pas non plus…
JennLouve♍️PwaPlim✍🏿
25/09/19 00h58pm

MON DIEU? MON AMOUR?
Elle déambulait les rues de Port Au Prince pieds nues, la tête dans les étoiles, les yeux perdus dans la foulée de ses souvenirs. Elle était d’une beauté à couper le souffle. Protestante dans toutes les fibres de sa personne, elle figurait parmi ces fidèles qui déifiaient leurs pasteurs et personnalisaient les autres divinités en les traitants de démons. Christina était une bonne amie et surtout une amie d’enfance la seule vraie raison qui a garde en vie leur amitié face à la divergence de leur croyance, Christina était « mambo »!
A l’occasion de la semaine de croisade à l’église de Dieu du quartier, toujours bien menu Sophia participait à toutes les activités de l’assemblée,même malade à l’annonce de ces moments spirituels elle puait la santé!
Depuis un certains temps ses rares moments de sommeil étaient troublés par des rêves qu’elle ne pouvait s’expliquer, des images s’entrechoquaient dans sa tête, des rituels, de nouvelles connaissances à son réveil sans une trace d’apprentissage consciente, elle en fût choquée. Au bout de plusieurs nuits avec ces rêves elle parti voir son pasteur pour lui narrer ses cauchemars hors du commun, prudement les yeux bessés elle racontait comment sa langue dansait un samba sur le gland d’un penis,des caresses avec une main sur le corps puis brusquement elle descendit pour faire le contour de la chose utilisant sa langue en alternance avec ses dents,elle suçait la verge dans un mouvement de va-et-vient qui procurait un plaisir visible sur le visage de cet homme étrange avec une peau noire trop foncée et les yeux rouges feu,il était coiffé d’un grand mouchoir rouge sang et bizarrement une machette pendant a sa ceinture, il avait une voix pas comme d’habitude. Elle était tellement perdue dans sa narration qu’elle ne se rendait pas compte que le pasteur était dans une excitation visible, en un coup de rein il fût bien profond en elle avec une brutalité bestiale, Sophia avait mal, elle suait à grosses gouttes, construite pour plaire à SON pasteur elle le laissa finir et elle parti, honteuse, confuse, hagard car ne pouvant retrancher sur la situation. Se faisait elle violer par son pasteur ou par cet homme noir au yeux de feu?! Les rêves entre temps n’ont pas cessés, d’ailleurs ils devenaient plus insistants avec surtout des particularités comme diversité de visage, couleur, expression faciale!
« J’ai arrêté l’église et les croisades pas par manque de foi détrompez vous, ma foi elle est en moi, en ma capacité d’analyse et de questionnement. Tantôt Christina m’invitait à toutes sortes de pratiques religieuses qui vont à l’encontre de mes normes, bien sûr je lui parlais de mes rêves. »
Ne se comprenant plus, elle confondait en symphonie des musiques jamais connues, des réponses automatiquement à certaines questions la choquait elle-même, un jour, sur un coup de tête elle accompagna sa meilleure amie à une danse vodou. Poto mitan, machette, mouchoirs de toutes les couleurs, diverses nourritures, alcool, vèvè, un tambour qui bat son plein! Quelle ne fut sa surprise en voyant s’incarner en quelqu’un dans la foule cet homme noir assez fréquent dans ses rêves, une chanson lui est venu spontanément, elle perdait le contrôle elle chantait a gorge déployée « mwen janbe pas dlo, m pran lan anbago, lan chemen jennen mwen pa pè anyen, Ogou oh se ou menm ki mennenm isit pran ka mwen, pran kam pran kam Feray o »…
Elle déambulait les rues de Port Au Prince pieds nues, la tête dans les étoiles, les yeux perdus dans la foulée de ses souvenirs. Elle était d’une beauté à couper le souffle. Croyante dans tous les fibres de sa personne. On me nomme Sophia, ma religion ? Je ne me suis pas encore retrouvé!
JennLouve♍PwaPlim✍🏿
14/09/19 00h39

ET MAINTENANT?
L’âme nue, abandonnée, déçue, seule avec elle même, pianotant sur les restes de cette vie qui lui échappait. Couchée sur ce lit d’hôpital avec des perfusions a n’en plus finir, des sérum puant le désespoir Loïc pensait a la vie dans les bars, les fois ou elle a dû se saouler pour travailler afin de répondre aux exigences de l’économat de la fac où elle étudiait la médecine. Je suis Dominique Loïc Sophia, j’ai 25ans, issue d’une famille monoparentale donc je n’ai que ma mère, ah bien sûr vous vous demandez sans doute ou est mon père!? Il était marié et avait déjà quatre enfants donc quand ma mère lui a dit pour sa grossesse il a pété un câble en lui faisant une scène accompagné de discours mesquin sur l’avortement dans un mélange cynique de chantage.Au bout du compte il est parti! Cet homme qui est mon géniteur ma mère l’aimait vous comprendrez donc que pour elle je fus un poid pendant un bon nombres d’années,j’étais sa peine,la raison de la perte de son grand amour,quel grand amour d’ailleurs,un idiot et marié de surplus! Je n’ai pas eu l’amour de ma mère c’est peut être la raison pour laquelle je l’ai cherché dans d’autres femmes mais comment aimé quand on a jamais eu un model d’amour? Non, ne pleure pas je n’ai pas besoin de ta pitié juste de ton écoute. Je me suis forgée moi-même, dès l’âge de quinze ans j’ai compris que je ne pouvais plus vraiment compter sur cette mère qui ne faisait que voir sa déception amoureuse en moi alors j’ai du me débrouiller comme une Pro. Les hommes je m’en suis servie comme de mes habits, parfois pour satisfaire mon égo,d’autres fois au nom de la douleur que je lis dans les yeux de ma mère mais surtout très souvent je m’en suis servie pour les besoins de ma bourse. Qu’est-ce que vous croyez? Je ne peux me permettre de haïr radicalement les hommes car dans ce bar ou je travaille ils représentent mes revenus journaliers,mes frais mensuels a la fac,s’il y a une leçon que j’ai tiré de ma mère c’est de ne pas mordre le doigt qui te nourrit tout au moins ne pas le mordre jusqu’a l’os est ma devise. Maintenant je suis étudiante en 7ème année de médecine a la faculté Notre Dame,je traine avec moi les soucis du passé pour être mieux humaine demain,une meilleure mère pour mes futurs enfants! Depuis un certain temps je ressens quelques troubles à niveau de ma santé, sans doute les “night” à étudier et à travailler me disais-je,rien de bien grave mais ça a continuer jusqu’à ce que je m’évanouisse en plein exposé en classe. Lointaine, évasive, calme je me parlais a moi même en regardant ma mère au pied de ce lit d’hôpital.
Trois coup frappé a la porte la fît sursauter, le docteur entra, j’étais sensé dormir a ce moment
—madame j’ai finalement eu les résultats de votre fille Sophia, je suis embarrassé du diagnostic,je suis sincèrement désolé mais on lui a diagnostiqué un cancer,trop tard stade IV,elle va mourrir inévitablement…
12/09/2019
JennLouve♍️PwaPlim📝

LAVI ISI POKO MANYEN…

Pafwa m’anvi ekri lavi pou’m dil zepòl an’m fèm mal, poum mande’l poul kite mouche lajwa edem pote lamizè li konfye’m men lè map byen gade manzè genlè avèg oubyen li pa konn li! Epitou pwa lavi pran vwa’m li fèm bèbè,map mache nan lantouray poum tcheke limyè pou tchovi yo, tankou m santi’m wè nan yon je ou kwè lòt la ta pete?! Men lè 3 timoun yo rantre soti lekòl se koukouy mwen wè,lamizè tounen lajwa’m,lespwa nan je yo se lapè’m atò konsa mwen drese twa plat poum chita gade yo kap pile epi mwen mete dlo nan chodyè ma manje lè yo pran kanè! Ou pa mandem koze zanmim men kitem diw mwen abitye,lavi kasem an de,lawouze mouye’m ak panye seriz la men solèy sechem nan pwonmennenl. mwen mange kont pousyèm nan likidel kidonk lafen pa pase kotem, mwen m’se kliyan ak lamizè mwen abitye!
Lèw wè map konte jou pa panse’m fòl non fanmi se kanè map tann poum al bouske lavil dèyè liv pou lòt ane ak ti moso souri tchovi yo va pote banm ak papye plen zetwal epi gwo chif yap pote. Boutofen koumè kanè ti Jak mete sou rezilta bakaloreya Sofia se limyèm paske mwen Antoinette mwen pa konn li
11/09/2019
JennLouve♍️PwaPlim📝