Et pourtant elle était belle dans cette colère meurtrière, une chose que je ne suis pas censé dire mais elle avait la carrure de sa mère, elle ne pouvait ressembler a aucun père car elle n’en avait pas, oui elle avait les rondeurs maternelle cependant elle, elle était intelligente jamais je ne pense qu’elle serait ni qu’elle puisse être la pute qu’à été sa mère. Discutons en, ce fût une vendeuse de charme extraordinaire avec une tactique bien a elle d’embrasser l’honneur et surtout la virilité douteuse de sa clientèle, et sa fille elle l’a raté avec délicatesse.
Prête-moi ta plume, prête-moi ta vie, la mienne m’est trop lourde ces temps ci, je suis la fille de ma mère, on va me nommer Sophia, je suis passablement belle avec des rondeurs aussi répétées que ceux de ma mère, j’ai fait des études ou mieux j’aurais voulu en faire sans doute que je les ai faits dans ma tête ou dans ce lit ou je me faisais violer presque tous les soirs par les clients de ma mère, ceux qui payaient moins chers. Ma mère je la hais aussi fort que j’ai pu ressentir la douleur de ces penis en moi. J’ai mal, je pleure, je traîne à l’intérieur de moi. M’exprimer? Je n’en pouvais plus alors je suis partie voir ma mère pour lui dire de parler à ses hommes, c’était elle la pute pas moi! Elle m’a dit sans vraiment m’écouter qu’il fallait que l’on paie le loyer, l’électricité, et tout le fonctionnement a la maison n’était pas gratuite, il lui fallait garder sa ligne, préserver sa jeunesse, et qu’avec le temps son corps ne lui permettait plus de se taper tout le boulot, il était tard donc d’un air naturel elle parti vaquer a ses occupations trop nombreuses pour perdre son temps avec moi disait elle.
Un soir après la fac, j’étais épuisée, mon corps se révoltait, mon cerveau ne répondait plus, je dois préciser que je tombai enceinte. De qui? Je ne sais plus, quoi faire? Je ne savais pas. A qui le dire? Aucune idée bref je disais que fatiguée indistinctement dans chaque membre de mon corps je me suis allongée et brusquement un corps est venu se frotter au mien, combien de fois cette nuit ai-je prié Dieu pour qu’il n’y ait personne, ai-je supplié de m’épargner ce supplice rien que ce soir, quelle quantité de larmes ai-je versé pour un peu de repos, j’ai prié, supplié, quémandé mais rien n’y fait. Il m’a pris partout, m’a frappé, il aimait ça lui, voir les femmes souffrir, pleurer, a ses pieds, il me traitait de salope, de pute, fille de ma mère. Je me promis que ce serait la dernière fois, entre ma vie et celle de ma mère j’avais le choix me disais-je. Le lendemain, un bain et je suis aller voir mère pour lui dire que je ne pouvais plus continuer, s’était pas une vie pour moi, elle m’a roué de coups-de-poings, de coups de pieds, tout ce qui lui passait par la main me tombait dessus, ce jour la je ne pleurai pas, je reçu ses coups avec autant d’amour que de haine, ma mère a cet instant je l’aimai de toute ma folie, de toute mes douleurs, je l’aimai avec chaque doigt, chaque penis qui m’a pénétré, je l’aimai avec l’absence et le vide de ce père que je n’ai jamais connu, j’ai entendu dire que c’était un des clients de maman. J’ai aimé ma mère avec l’amour que j’aurais pû donné a cet enfant que je portais qui n’est pas née, je le lui ai dit! Quand elle a arrêté de me battre. Je suis rentrée, j’ai fait ma valise, je lui ai dis que je l’aimais a la place de ce mari qu’elle n’a pas eu, a la place de cette vie qu’elle a du mener pour m’élever, j’ai dit “mère je t’aime avec ma responsabilité d’être née de toi et pour toutes les fois ou tu m’as tuée d’une manière ou d’une autre” elle pleura, pour la première fois elle pleura!
Mes affaires en main, tranquillement je m’en allais, le cœur léger car je savais que jamais plus un homme ne me prendra sous ce toit, à quelques mètres de chez ma mère, à quelques mètres de cette maison qui m’a vu naître, qui m’a vu sourire, pleurer, grandir, faire la pute, me révolter, cette maison dans laquelle je me découvris fardeau pour ma mère, les yeux fixés sur la porte, sur cet embryon issue d’un viol, sur ma haine douloureuse je me jetai sous une voiture, 10 secondes après les gens disaient: « lap mouri, podyab, rele manmanl, se pa pitit Anette la, rele anbilans, woy se lik fouye tèt li anba machine nan wi mezanmi bondye pap padonel bagay sa »
J’ai eu le temps de me dire, une nuit j’ai arrêté de croire en Dieu, je ne lui pardonne pas non plus…
JennLouve♍️PwaPlim✍🏿
25/09/19 00h58pm

Dechirement de mots, expression de la peine d’un million de fille qui n’ont pas le choix. J’adore le texte
J’aimeAimé par 2 personnes
Beaucoup pourront s’identifier à ce texte si elle est comprise au premier degré, si on va au delà des mots, au delà de ce qui est dit. Nous serons des milliers à nous y identifier
J’aimeAimé par 1 personne